Projet « Bab Al Amal »

Formation et Insertion Professionnelle
  • 42 moismai 2018-octobre 2021
  • Tchad
Tchad

Favoriser l’insertion socioéconomique des jeunes tchadiens vulnérables, dont 40% de femmes, par la mise en place de services d’appui à la formation qualifiante et à l’insertion professionnelle.

Lieux d’intervention

Tchad
  • Abéché
  • Bongor
  • Moundou
  • N'Djaména
  • Sarh

Au Tchad, 64,2 % des travailleurs sont des travailleurs pauvres, vivant avec moins de 3.10$ (PPP) par jour (Chiffre PNUD).

L’emploi et la formation professionnelle font partie des priorités du gouvernement tchadien. En effet, celui-ci s’est engagé à accroître les capacités d’accueil des structures de formation professionnelle, d’en rationaliser l’offre en la mettant en adéquation avec le marché de l’emploi, et de professionnaliser les filières d’enseignement supérieur dans le cadre du Programme National de Développement en cours.

Le projet Bab Al Amal intervient en adéquation avec le Programme National de Développement tchadien, et s’inscrit dans la continuité de ce qu’ESSOR a déjà entrepris au Tchad, en venant renforcer l’action dans les zones d’intervention existantes et en l’étendant à 3 nouvelles villes : Moundou, Bongor et Sarh.

Dans le cadre de ce projet, une attention particulière est donnée à la question du genre qui est pensée dans le cadre des problématiques d’employabilité des jeunes. De fait, les normes sociales aux Tchad restent des obstacles invisibles à l’accès des femmes à la formation professionnelle, mais également à leur entrée sur le marché du travail.  Ainsi, la formation humaine / MUVA mise en œuvre dans le projet Bab al Amal a pour objectif de renforcer l’accès aux opportunités, l’apprentissage de savoir-faire et connaissances et, enfin, le développement des attitudes et une prise de conscience sur soi et de son environnement des jeunes, et notamment des femmes, afin de participer à leur autonomisation économique.

Nos engagements

  • Appuyer le gouvernement dans la lutte contre le chômage des jeunes

  • Favoriser l’accès, pour les jeunes, aux dispositifs de formation professionnelle

  • Accompagner les jeunes dans leur stratégie de recherche d’emploi

Le projet en action

  • Sélectionner des filières de formation porteuses, adaptées au niveau d’éducation des jeunes et au marché du travail local
  • Identifier et sélectionner les jeunes en situation d’importante vulnérabilité socio-économique
  • Proposer aux jeunes un parcours de Formation Humaine, pour leur permettre de développer des compétences dites douces « communication, confiance en soi, créativité… » de plus en plus recherchées par les employeurs
  • Proposer aux jeunes un parcours de Formation Professionnelle, théorique et pratique, de 3 à 6 mois, dans une filière porteuse en lien avec la dynamique économique locale
  • Accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle : recherche de stages / emploi, réalisation de CV, préparation aux entretiens d’embauche, …
  • Former les équipes locales et les partenaires pour assurer la pérennité des activités
  • Participer à la synergie des actions entre les acteurs publics et privés de la formation et l’insertion professionnelle pour les publics vulnérables
La Pépite !

La formation agricole dans trois filières, proposée aux jeunes, grâce à la synergie inter-secteur FIP et AGRI !

J’ai d’abord suivi la Formation Humaine, où j’ai beaucoup aimé les différentes sessions (les relations de genre, l’entrepreneuriat, l’orientation). J’ai choisi de m’orienter vers la sécurité-gardiennage car je me suis dit qu’il n’y a pas de métier pour homme ou de métier pour femme. Après la formation, j’ai réalisé mon stage au sein de l’hôpital provincial de Bongor, puis ai été recrutée par l’ONG Médecins Sans Frontières en tant qu’agent de sécurité ! Aujourd’hui, je travaille à plein temps comme chef de poste où j’ai plusieurs agents de sécurité sous ma supervision. Je touche 114 000 FCFA par mois (174 €, le salaire minimum étant d’environ 90 €), je suis fière de pouvoir prendre en charge ma famille !
Wilsam 28 ans Bongor, Tchad

En 2019...

  • 852 jeunes (dont 38% de femmes) ont terminé une Formation Professionnelle
  • 595 jeunes (dont 36% de femmes), ont suivi un cycle de Formation Humaine
  • 44% (1/3 de femmes) de jeunes insérés sur le marché formel ou informel du travail
  • 3 associations tchadiennes formées
  • 34 techniciens/facilitateurs formés
  • 3 plateformes locales abordant les enjeux liés à la formation et l’insertion professionnelle des jeunes ont été mises en place
  • 1 plateforme nationale réunissant les acteurs publics et privés de la formation et l’insertion professionnelle des jeunes a été formalisée

À nos côtés sur ce projet

Partenaires Financiers

Partenaires Opérationnels

Actualités du projet

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