
PRESENTATION DE LA ZONE D’INTERVENTION
Le projet propose de développer ses actions dans deux quartiers, Walia et N’Djari, dans la capitale N’Djaména.
Le quartier de Walia est à majorité chrétienne tandis que celui de N’Djari est à majorité musulmane. Le projet facilitera les passerelles entre ces jeunes de religion différente. Les femmes pourront se rencontrer et échanger sur leurs expériences respectives.
La capitale, N’Djaména compte aujourd’hui un peu plus d’un million d’habitants répartis dans 10 arrondissements et 64 quartiers. Dans les quartiers périphériques au Sud et à l’Est, où le projet sera mené, les principaux problèmes sont les suivants:
- Quartiers inondables avec un énorme déficit d’accès à l’eau
potable et à l’assainissement.
- Graves problèmes d’évacuation et de traitement des ordures ménagères.
- Insuffisance d’écoles et de postes de santé et mauvais fonctionnement des existants.
- Violence qui s’accroît depuis quelques années. L’absence d’électricité contribue à ces phénomènes de violence.
- Absence d’espaces de vie et de rencontres pour les jeunes qui se retrouvent alors dans la rue.
- Société civile très faiblement impliquée dans les processus de développement.
Néanmoins, on voit peu à peu apparaître des initiatives de regroupement des habitants qui souhaitent s’impliquer dans la vie des quartiers et l’amélioration des conditions de vie. Ils sont soutenus dans ce sens par quelques ONG, comme l’Université Populaire.
CONTEXTE DU PROJET
Au Tchad, après plusieurs missions de prospection et l’identification d’un partenaire, l’Université Populaire, ESSOR vient de lancer un programme de développement socio-économique dans les quartiers périphériques de N’Djamena avec l’appui de l’Union Européenne. Ce programme vise à mieux préparer les jeunes, favoriser leur insertion sociale et économique en leur permettant d’acquérir de nouvelles compétences et connaissances. Celles-ci les aident à mieux définir un "projet de vie" et
leurs aspirations professionnelles, à faire des choix responsables et à participer activement au développement de leur quartier en tant que citoyens, vecteurs de croissance et de progrès. Ce programme permet également le renforcement des compétences d’organisations communautaires identifiées et accompagnées dans les 2 quartiers. La mise en place de Maisons de Jeunes au sein des quartiers permet de pallier à l’absence totale de lieux d’accueil et de formation pour ces jeunes et favorise la réalisation d’activités éducatives et pré-professionnelles. D’ici la fin de l’année, 250
jeunes auront suivi ces activités et seront susceptibles de suivre les cours de formation
professionnelle proposés en 2011.
C’est au sein de ce contexte que ce nouveau projet de formation professionnelle s’insère. Il s’agit d’un projet complémentaire au programme actuellement en cours, plus ciblé sur la formation et l’insertion professionnelle. Nous visualisons deux phases pour ce projet : jusqu’en décembre 2010, une phase préparatoire à la formation professionnelle. Nous effectuerons tout d’abord un diagnostic sur la situation du marché du travail au Tchad et particulièrement à N'Djamena et nos quartiers d’intervention ; puis une évaluation sur les centres de formation professionnelle et leurs offres de cours. Suite à cette phase, nous mettrons en place des formations professionnelles pour les 100 jeunes sélectionnés.
IV – OBJECTIFS
Objectifs généraux
- Contribuer à l'amélioration des conditions de vie dans les quartiers périphériques de N'Djamena.
- Contribuer à la réduction de la pauvreté et à la dynamique économique dans les quartiers
périphériques de N’Djamena.
Objectif spécifique
Faciliter l'insertion socioéconomique de 100 jeunes des quartiers de Walia et de N’Djari sur
N'Djamena.
V – BENEFICIAIRES
Bénéficiaires directs
100 jeunes femmes et hommes, de 18 à 25 ans, de Walia et N’Djari
Bénéficiaires indirects
Environ 500 personnes. L’insertion économique des jeunes aura des répercussions directes au sein
de leurs familles, grâce aux revenus qu’ils amèneront