
Objectifs Généraux
Le projet vise à prévenir et traiter les handicaps ou les troubles du développement infantile. Cette action se propose de tout mettre en œuvre, dés le plus jeune âge (entre 6 mois et 6 ans), pour aider les enfants en situation de risque social précoce habitants des zones défavorisées à évoluer au sein de relations sécurisantes et propices à leur développement. L’objectif est d’aborder l’enfant dans une optique intégrée, en tenant compte de son histoire. La relation parent-enfant est privilégiée. L’implication et la participation familiale sont nécessaires, il est dans bien des cas essentiel d’établir la communication jusqu’alors inexistante entre les adultes et le petit enfant..
La raison d'être du projet
En 1994, après avoir constaté lors des visites dans les quartiers, la situation d’abandon ou les retards de développement déjà présents chez les enfants très jeunes, Essor a décidé de développer cette action spécifique.
Il s’agit de prévention et d’éducation auprès des familles défavorisées ne bénéficiant par ailleurs d’aucun suivi, souvent des mères adolescentes ou des familles déstructurées. Elle répond à un besoin de traitement précoce chez certains enfants présentant des difficultés d’adaptation généralement facilement réparables.
Dans les bidonvilles, les conditions de vie restent précaires. L’accès aux structures de santé est problématique, du fait de l’éloignement, mais aussi par crainte ou par manque d’information. La population est jeune, de nombreux adultes issus de l’exode en provenance des zones rurales, sont eux-mêmes mal intégrés à la vie urbaine. En favorisant l’instauration de liens sociaux positifs entre l’enfant, ses parents, son environnement, cet accueil précoce et “léger”[1] vise à favoriser le développement et à faciliter les apprentissages de base chez l’enfant souffrant de carences (affectives, sensitives, éducatives, relationnelle...).
Comment ?
- enquêtes réalisées dans les quartiers
- Prise de contact avec les familles dans le cadre du travail d’accompagnement social
- Ouverture de petites structures dans les quartiers et accueil des parents : ces structure sont des lieu de parole, d’échanges et d’écoute
- Bilan avec l’enfant réalisé par une psychomotricienne : une fois le diagnostic partagé avec les parents, le traitement peut commencer.
- En cas de lourd handicap, l’enfant est orienté vers un centre spécialisé
Le dialogue entre l’enfant et ses parents est primordial : pouvoir dire et écouter sont les bases d’un échange parfois inexistant dans une vie où la violence est très présente.